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Comment repérer les menteursComment repérer les menteurs Le 23/04/2013


Jérôme Cahuzac l'avait pourtant juré "les yeux dans les yeux". Non, il n'a pas de compte à l'étranger. Il finira pourtant par reconnaitre le contraire. Preuve qu'avec de l'adresse, on peut tout à fait mentir sans détourner le regard.


Dans la vie professionnelle comme en politique, détecter les menteurs constitue une arme précieuse. Un commercial roublard, un chef qui promet la lune ou un collègue qui ne tient pas ses engagements, les cas de petits et grands mensonges ne manquent pas au travail. Heureusement, dans les gestes, les attitudes ou la voix, des petits détails peuvent trahir. Apprenez à les repérer pour confondre les imposteurs.

L'agitation des mains

Les recruteurs peuvent parfois se révéler machiavéliques. Lors d'un entretien d'embauche, ils cherchent à détecter les moments pendant lesquels le candidat est pris d'une soudaine tension, qui peut témoigner d'une tentative de mensonge sur une expérience passée ou un diplôme obtenu. Ce stress peut par exemple se traduire par la manipulation nerveuse d'un stylo, que les candidats les plus tendus vont jusqu'à casser. C'est là que la manipulation intervient : "Certains recruteurs vont jusqu'à donner un stylo à moitié cassé au début d'un entretien", indique Eric Goulard, auteur de "Comment détecter les mensonges".

Les yeux qui trahissent

Le propre du mensonge, c'est de rester camouflé. Celui qui entend percer à jour la supercherie doit donc porter attention au moindre détail qui trahit. Prenez le cas classique de la joie feinte, par exemple quand un manager demande à un collaborateur s'il cela le dérange de rester un peu plus tard. Le menteur, qui accepte de veiller au bureau, va sourire volontairement, même s'il n'en pense pas moins. Mais cette supercherie peut être démasquée, pour peu que le chef le regarde dans les yeux qui, eux, expriment la tristesse, sans les pattes d'oie caractéristiques des sourires sincères. "C'est l'expression que l'on remarque parfois chez les hôtesses de caisse des supermarchés", illustre Eric Goulard.

Le réflexe trop long

Lorsqu'il énonce sa contre-vérité, le menteur joue un rôle comme au théâtre. Il fait des efforts pour mimer l'émotion qu'il devrait ressentir. Heureusement, tout le monde n'est pas un acteur-né. Typiquement, un manager qui entend feindre la colère se doit d'accompagner son coup de gueule par un coup de poing sur son bureau. Pourtant, comme ce mouvement n'est pas spontané, il a tendance à déclamer ses récriminations puis à taper sur poing sur la table. Or, si la crise était sincère, le poing devrait s'abattre simultanément aux mots durs. Restez donc attentif à la synchronisation entre les gestes et la parole : elle est difficile à imiter.

Le sourire de façade

"Le sourire fait partie des rares expressions universelles : quelle que soit sa culture, une personne qui ressent de la joie va bouger les mêmes muscles", prévient Eric Goulard. Pas étonnant, dès lors, que simuler un sourire constitue le BA-Ba du menteur amateur. Mais un sourire forcé reste légèrement différent d'un sourire franc. "Lorsqu'une vraie joie est ressentie, le coin des lèvres se relève", illustre l'expert. Méfiez-vous des commerciaux qui vous promettent monts et merveilles en souriant de toutes leurs dents tandis que leur visage reste figé... Plus simplement, une moue (qui n'est qu'un sourire inversé) peut laisser transparaitre le doute de votre interlocuteur sur ce qu'il vient de dire.

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http://www.journaldunet.com/management/efficacite-personnelle/reperer-les-menteurs/sourire.shtml

source : JDN

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