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Comment faire grimper les femmes dans la hiérarchieComment faire grimper les femmes dans la hiérarchie Le 22/10/2013

Pour qu'explose enfin le fameux plafond de verre, chacun, homme ou femme, doit adopter les bons réflexes.
D'abord, ça a été un sujet politiquement correct. Ensuite, une obligation inscrite dans la loi Copé-Zimmermann de janvier 2011 - celle, pour toutes les entreprises de plus de 50 salariés, de signer un accord pour l'égalité professionnelle et, pour les grands groupes, de féminiser leur conseil d'administration. Aujourd'hui, c'est surtout devenu une urgence. Belle surprise : au-delà des bon­nes intentions et des con­train­tes légales, la parité hommes-femmes en entreprise serait aussi un facteur de performance économique, d'après l'étude «Women Matter», dirigée par McKinsey. Le cabinet de consulting américain a passé au crible 180 sociétés cotées entre 2008 et 2010. Résultat : les entreprises qui comptent plus de 30% de femmes au sein de leur comité de direction affichent des per­formances nettement meil­leures que les autres. Un argument terre à terre qui devrait inciter nos dirigeants à féminiser leurs équipes. Espérons qu'ils y seront sensibles, car il y a de la marge.

Des codirs à la testostérone

En effet, si les grands groupes ont brillamment relevé le défi de la loi Copé-Zimmermann (en juin 2013, le pourcentage de femmes administratrices dans les sociétés du CAC 40 était de 28%, soit bien plus que l'objectif intermédiaire de 20% fixé pour 2014), le bât blesse cruellement du côté des comités de direction des mêmes entreprises. Aujourd'hui, ils ne comptent que 7% de femmes. Une misère. Et si les entreprises recrutent, à la base, de manière quasi paritaire, le pourcentage de femmes diminue de façon significative à mesure que l'on grimpe dans la hiérarchie. «En France, 75% des postes à responsabilité sont occupés par des hommes», déplore Agnès Bricard, présidente de la Fédération fem­mes administrateurs.

Bloqués dans les années 1950

Pourtant, avec 59% des diplômes européens qui leur sont attribués, les femmes ne manquent plus de qualifications... Alors comment expliquer le statu quo ? «Par le conservatisme ambiant», décrypte Clarisse Reille, présidente de Grandes Ecoles au féminin. Un point de vue partagé par Antoine de Gabrielli, fondateur de l'asso­ciation Mercredi-c-papa : «Notre société est restée bloquée sur un modèle hérité des années 1950, dans lequel les maris travaillaient et les femmes s'occupaient de la maison. Un schéma totalement ­dépassé !» Pour favoriser l'évolution, les hommes comme les femmes ont un rôle à jouer. Voici quelques pistes pour activer le changement.

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source : le JDN

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