Facebook

Challenge-Performances

NewsLetter

Blog

100 nouvelles idées de business pour s'enrichir100 nouvelles idées de business pour s'enrichir Le 26/07/2011

Monter sa boîte et faire fortune : bien des Français y croient. Non sans raison. Tour d'horizon des créneaux les plus porteurs.

 Un bon job, le salaire et les avantages qui allaient avec... Christophe Pied aurait pu rester longtemps dans son fauteuil de cadre sup chez Conforama. Pourtant, ­depuis un an, il a lancé Carré de bœuf, un site Web qui cartonne en vendant de la viande ! «J'en avais envie, tout simplement», explique-t-il. Cette faim d'entreprendre, il n'est pas le seul à l'avoir. En 2010, on a enregistré un ­record de 622.000 créations de boîtes (autoentreprises incluses). Derrière, souvent, d'anciens salariés qui ont osé se jeter à l'eau.

Si cela vous tente, ce dossier est pour vous. Vous y découvrirez d'abord des idées sur les marchés porteurs, comme le business vert, boosté par les nouvelles normes environnementales, les services aux seniors, vieillissement de la population oblige, ou encore la restauration, la santé et les loisirs. De nombreux créateurs y témoignent aussi de la façon dont ils ont surmonté les difficultés. Car il y en aura, bien sûr. Mais, en suivant leurs conseils, vous éviterez de manger trop longtemps de la vache enragée...


Restauration - alimentation : un énorme potentiel dans les nouvelles formes de fast-food et dans la vente en ligne




Au pays de la gastronomie, ouvrir un restaurant ou lancer un produit alimentaire est un rêve que de plus en plus de jeunes diplômés et de cadres déjà expérimentés osent réaliser. La plupart n'ont pourtant jamais mis les pieds derrière des fourneaux. Peu importe. Le secret pour réussir repose aujourd'hui davantage sur de bonnes compétences marketing et financières que sur le tour de main. Rebondir sur la folie des restos ethniques pour vendre du plus haut de gamme

Nostalgique des kebabs ­dégustés en Méditerranée lors de son service sur la «Jeanne d'Arc» en 2004, Damien Schmitz n'apprécia guère, à son retour, la version parisienne de ces fameux sandwichs orientaux. Devenu consultant, ce diplômé de Centrale Lyon et d'HEC s'est alors enquis du ­potentiel dans la presse professionnelle, mais aussi en interrogeant les fabricants de machines à kebabs lors des salons spécialisés. Résultat de son enquête : «Un marché d'au moins 1 milliard d'euros, tenu par 10.000 petits restos écoulant 250 millions d'unités par an, mais ­aucun réseau.» De quoi donner des idées.



Quittant son employeur en 2008, Damien Schmitz a peaufiné son projet deux ans, pendant lesquels il sera même commis dans un restaurant, pour aller à Rungis, et serveur dans un kebab pour s'initier au métier. «D'ordinaire, la viande arrive congelée, moi je l'achète fraîche, et le pain et les marinades sont faits maison», explique le jeune homme, qui a aussi payé un chef pour concocter des recettes. Au total, 400.000 euros auront été nécessaires pour ­ouvrir son premier restaurant Our, au Forum des Halles à Paris. Vu le succès, un deuxième est déjà prévu à Saint-Lazare.

Notre conseil  : d'autres marchés sont aussi atomisés. En faisant de la qualité, il y a des places à prendre dans la cuisine chinoise, thaïe ou mexicaine.



Ramener de l'étranger une idée inédite de -magasins d'accessoires

Williams Sonoma, vous connaissez ? Wilfrid André, lui, n'en avait jamais entendu parler jusqu'à un voyage d'affaires à Boston en 1999, où, amateur de bonne cuisine, il ­découvre cette chaîne haut de gamme d'arts de la table. Rien de comparable chez nous, hormis les rayons compassés des grands magasins parisiens. Du coup, ce cadre marketing de Décathlon décide de se lancer. Mais pas question de faire un copier-coller.

Wilfrid va prendre son temps pour interroger notamment les clients d'un cuisiniste (son père, ça aide !) sur leurs besoins et tester son offre de beaux ustensiles, plats, livres et épicerie fine. Au total deux ans de travail et 700.000 euros apportés par lui, son entourage et deux fonds locaux. L'argent a été bien placé : depuis 2003, Alice Délice, c'est le nom de l'enseigne, a ouvert 14 magasins attrayants, dont 10 en propre. En 2010, le chiffre d'affaires a atteint 16 millions d'euros. Et un fonds a déjà proposé à son créateur plus de 5 millions d'euros pour le racheter !



Notre conseil : vu le succès des émissions de cuisine à la télé, ce créneau reste porteur aussi bien en boutique que sur le Web, si vous offrez des produits design, le tout dans une ambiance cosy et conviviale.


Santé - beauté : un bel avenir pour tout ce qui touche au bien-être


Surprise. On savait les Français champions d'Eu­rope de la consommation d'antidépresseurs, mais ils le sont aussi pour les produits de beauté et de soin. Une autre façon de lutter contre le stress de la vie quotidienne, d'autant que les tendances du moment sont au naturel, à la relaxation et au cocooning. Même si, journées chargées obligent, les services «express» ont eux aussi le vent en poupe. Surfer sur la vague des produits cosmétiques biologiques

Une affaires de spécialistes, les cosmétiques ? Isabelle Carron, 48 ans, et Arnaud Pigounides, 35 ans, prouvent le contraire : au départ, ils sont patrons d'une agence de communication - et le sont restés. Leur stratégie mérite d'autant plus d'être étudiée. Pour lancer Absolution, ils ont misé sur le bio (label Ecocert, emballages recyclables) et l'originalité avec une gamme de produits unisexes et compatibles entre eux (c'est loin d'être toujours le cas).

Pas experts, mais bûcheurs, ils ont bossé un an et investi 300.000 euros : mise au point des recettes à base de plantes par une botaniste, sélection d'un fabricant à Aix-en-Provence (merci Google), d'un fournisseur de tubes et de pots au salon LuxePack... Le démarrage, en septembre 2009, s'est fait dans des magasins spécialisés, Sephora, Marionnaud et les autres grandes enseignes étant inaccessibles au départ. Après une levée de fonds de 200.000 euros, ils cherchent 1 million pour se développer.

Notre conseil : comme l'ont fait les créateurs d'Absolution pour être connus des professionnels, il sera malin de louer un petit stand (5.000 euros) au très réputé salon ­annuel de la cosmétique, Beyond Beauty, à Paris.



Etre parmi les premiers à développer les soins esthétiques express

Parti quelques mois sur le campus de l'Essec à Singapour, Hugues de Braucourt avait découvert dans le métro local les salons QB House, qui proposent aux passants pressés une coupe de cheveux en dix minutes pour 5 euros, sans rendez-vous. Revenu en France en juin 2009, le jeune homme, toujours étudiant, décide de s'inspirer du concept. Pour le valider, il va sonder des coiffeurs à Paris, lancer des questionnaires sur des forums Internet (comme celui d'Aufeminin.com), mais aussi interroger famille, amis, élèves de son école...

Conforté dans son idée et rejoint par sa sœur, Diane Frachon, Hugues démarche alors les bailleurs commerciaux pour obtenir un local pas trop cher. Unibail lui propose 30 mètres carrés dans son centre commercial de la Part-Dieu, à Lyon. Après avoir réuni 100.000 euros auprès des banques grâce à l'appui du Réseau Entreprendre et de Paris Initiative, il ouvre son premier salon de coiffure et de soins express pas chers, BeNow, en décembre 2010. Six mois plus tard, le point mort est atteint.



Notre conseil : dans le ­service express, la clé est de s'installer dans des lieux à fort passage (gare, métro...). Un autre créateur, Nicolas Langer, installe ainsi ses bulles de coiffure Beauty Bubble dans les aéroports et les hypermarchés.



Ramener d'Asie des centres de relaxation et de détente bon marché



Quand l'ancien cocréateur de Monceau Fleurs lance un nouveau business, cela mérite attention. En 2007, Pascal Royer découvre en Espagne Henartural, des instituts de soins où ce sont... les lits qui massent le corps. Il contacte les fournisseurs, tous sud-coréens, et découvre l'ampleur du marché de la relaxation automatisée - plus abordable que les soins manuels - en Allemagne, au Canada et aux Etats-Unis. Après les fleurs low-cost, pourquoi pas les massages à petits prix ?

Plusieurs voyages en Asie plus tard, à la découverte d'au­tres machines étonnantes (massage de la voûte plantaire, bains de pieds ionisants), cet ancien de Dauphine ouvre en décem­bre 2008 un premier institut TheraCh'i à Paris (300.000 euros investis). «Vu le succès, j'ai décliné le concept en franchise», explique-t-il. Avec sept boutiques, le réseau atteint aujourd'hui 1 million d'euros de chiffre d'affaires.



Notre conseil : précurseur, TheraCh'i est encore seul sur ce marché très en vogue, mais s'attend à l'arrivée de concurrents. A noter que l'espagnol Henartural, dont il s'est inspiré, n'est pas présent en France mais pourrait ­bientôt y débarquer.


Business vert : une vague écolo qui peut rapporter gros, même aux profanes

Bâtiments mieux isolés, transports plus propres, produits moins polluants... D'ici 2020, des dizaines de secteurs vont appliquer les réglementations décidées au Grenelle de l'environnement. «Autant d'occasions de créer sa société, assure Elisabeth Laville, directrice du cabinet de conseil en développement durable Utopies. Il reste tellement à faire qu'il y a de la place à côté des grands groupes qui s'engouffrent déjà dans la brèche du green business.» Appliquer des technologies sobres aux métiers très gourmands en ressources

Longtemps, le seul liquide à ­intéresser David Allouch fut celui qu'il gagnait en salle de marché, à Londres. Jusqu'à la faillite de son employeur, Lehman Brothers, en septembre 2008. Moins jeune loup mais toujours entreprenant, cet HEC crée Nestor Wash l'année suivante, à 36 ans. Son concept : le nettoyage de voitures sans détergent et avec seulement 1 litre d'eau.

«Je manquais de connaissances mais j'avais une idée : ­appliquer les techniques de désinfection à la vapeur sèche introduites par mon père dans les hôpitaux», explique-t-il. Pour mettre au point la méthode, il embauche un pharmacien, un ingénieur et un laveur. Mais aucun investisseur n'y croit et les portes se ferment les unes après les autres... jusqu'à ce qu'il rencontre le réseau Développement durable Ile-de-France (DDIDF), qui prend le risque de le financer. A raison : après 350.000 euros de chiffre d'affaires en 2010, il vise le million l'an prochain.

Notre conseil : même si vous êtes en province, vous pouvez trouver des fonds en contactant Stéphanie Savel, la présidente du DDIDF, un business angel spécialisé dans le développement durable (bureau@ddidf.org ou 06.88.63.73.27).

Profiter du filon de l'éco-construction créé par le Grenelle de l'environnement

En 2020, les bâtiments devront produire plus d'énergie qu'ils n'en consomment. Bonne nouvelle pour Jean-Philippe Cieslak, le fondateur de Terra Cités, qui s'est lancé dès 2005 dans la construction et la rénovation écolos. Prof de biologie devenu promoteur, cet Alsacien de 36 ans installé en Bourgogne a dévoré des bouquins spécialisés et enchaîné les cours du soir.

«Pour rassurer mes interlocuteurs, je me suis inscrit, via l'Ademe, à une formation en assistance et maîtrise d'ouvrage», précise-t-il. Pas suffisant pour convaincre les banques, alors qu'il n'avait que 40 000 euros en poche, jusqu'à ce que la caution de l'Ecoter­ritoire du Creusot permette de débloquer des fonds. Ses maisons en bois valent de l'or : 1 million d'euros de chiffre d'affaires en 2010 et 20 millions d'euros de commandes pour les deux ans à venir !

Notre conseil : le réseau des Ecoterritoires (des collectivités qui aident à l'implantation d'entreprises «vertes») vous guidera vers les experts de votre région et vous aidera gratuitement à démarcher les investisseurs

Loisirs - culture : encore beaucoup de créneaux inexplorés


Créé en 2004 à Marseille, Digitick est devenu le leader européen de la billetterie électronique (matchs, concerts, musées). En janvier dernier, Vivendi en a pris le contrôle pour... 45 millions d'euros. Comme quoi la culture, le tourisme et le sport regorgent de filons. Acheter et rénover des hôtels vieillissants, et les revendre avec une plus-value

Sur 15.000 hôtels indépendants, les deux tiers ont besoin d'un lifting : déco, confort, accès pour handicapés... Un cauchemar pour les propriétaires proches de la retraite, mais une aubaine pour tout repreneur prêt à investir un peu d'argent dans la rénovation. En province, un deux-étoiles sans restaurant de 20 chambres, avec 60% de taux d'occupation, réalise en moyenne 300.000 ­euros de chiffre d'affaires et 75.000 euros de bénéfices, à condition de limiter le personnel (deux femmes de chambre à mi-temps) et d'assurer la réception. Ex-chargé d'affaires dans une banque, Jean-Marc Andréo, 52 ans, a ainsi racheté un hôtel à Tarbes, 500.000 euros, dont 280.000 apportés par lui et des amis. Dans cinq ans, il espère le revendre 700.000 et recommencer avec un hôtel plus gros. «Il reste beaucoup d'opportunités», confirme Richard Livet, responsable du tourisme chez Oséo.



Notre conseil : ne pas se ­lancer sans étude de marché (l'établissement doit «tourner» assez bien pour financer a ­rénovation) et recourir à un cabinet de transactions spécialisé, comme Axxis.



Produire les œuvres des nouveaux talents qui font le buzz sur Internet

Dénicher des artistes sur le Web et lancer pour de bon ceux qui ont conquis un public en ligne : éprouvée dans la musique (My Major Company) et le cinéma (Touscoprod), la démarche consistant à diffuser un contenu gratuit, puis à le rendre payant en cas de succès, peut se décliner dans d'autres domaines. Sur le site de Manolosanctis, éditeur de BD né il y a dix-huit mois, plus de 1.100 auteurs partagent ainsi leurs œu­vres. «Seuls ceux qui font l'unanimité sur le site sont édités (déjà quatre titres en librairie)», explique le fondateur, ­Arnaud Bauer, 29 ans. Ce Centrale Nantes a démarré sans un euro mais a vite attiré des investisseurs (déjà 1 million d'euros levés). De 200.000 euros en 2010, son chiffre d'affaires devrait grimper à 1 million en 2012.



Notre conseil : contacter la Société des investisseurs des rives de Seine, qui croit à ces projets mariant culture et Web.



Créer des sites marchands de matériel de sport spécialisés par discipline

A priori, le marché des articles de sport semble bien irrégulier (+ 20% en 2010 après deux années de baisse). Mais cela cache le dynamisme des ventes en ligne, qui atteindront bientôt 10% de part de marché. Et, sur Internet, il est possible d'exister au côté des géants de l'enseigne multisport, comme Décathlon, en ouvrant des boutiques spécialisées dans des disciplines non encore couvertes.

C'est l'expérience de Frédéric Azuelos dans le golf, sa passion : «J'ai constaté que chaque marque vendait du matériel sur son site, mais qu'il n'y avait pas de plate-forme commune», raconte cet ex-revendeur de matériel informatique de 44 ans. Créé avec 10.000 euros en 2005, son magasin en ligne, Monsieurgolf.com, dont il détient 80% du ­capital avec son associé, devrait réaliser 2 millions d'euros de chiffre d'affaires cette année.

Dans les loisirs nautiques, même constat d'Olivier Albahary, 28 ans, qui a investi 80.000 euros en 2008 pour fonder le premier comparateur de location de bateaux. Avec 700 loueurs et 4 200 bateaux référencés sur 100 destinations, GlobeSailor (6 salariés) a ­engrangé 300.000 euros de commissions l'an dernier.



Notre conseil : cibler la clientèle féminine, actuellement la plus dynamique sur ce marché, et se spécialiser dans les sports émergents dont les amateurs ne sont pas encore servis par la grande distribution : kin-ball, roller derby...




Retrouvez encore plus d'idées pour lancer votre propre business sur http://www.capital.fr/carriere-management/dossiers/100-nouvelles-idees-de-business-pour-s-enrichir-610855

Source : Capital.fr





RSS Blog RSS : Blog